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Guide pratique Syndrome Kabuki

 

Aspects médicaux

Prise en charge médicale et surveillance d’un patient porteur d’un syndrome Kabuki.


Le syndrome Kabuki (SK) ou syndrome de Niikawa-Kuroki a été décrit pour la première fois en 1981. L’incidence de la pathologie est mal connue, elle est néanmoins estimée à 1 naissance pour 35000 environ.


Il est caractérisé par un syndrome polymalformatif associé à un déficit intellectuel. Il existe de très nombreux symptômes cliniques : retard de croissance pré et postnatal, déficit intellectuel (DI), malformations cardiaques, rénales, oculaire et squelettiques, fente palatine, obésité, anomalies endocriniennes (déficit en hormone de croissance, hyperinsulinisme), particularité des dermatoglyphes, surdité de conduction et/ou de perception, déficit immunitaire et pathologies auto-immunes). Les variations morphologiques du visage sont particulières, donnant un air de ressemblance à tous les enfants. On retrouve l’association de sourcils le plus souvent arqués avec une interruption au tiers moyen, un ptosis bilatéral, des fentes palpébrales allongées avec une éversion du tiers externe de la paupière inférieure donnant un aspect maquillé. Les oreilles sont souvent décollées ou dysplasiques. Le nez est souvent petit avec une columelle courte. La bouche est également petite avec un philtrum long, une lèvre supérieure fine et une lèvre inférieure éversée avec un aspect bilobé.


Il s’agit d’une affection autosomique dominante pour la majorité des patients. Le syndrome Kabuki est le plus souvent du à des mutations de novo, c’est-à-dire accidentelles et non héritées d’un gène appelé MLL2. En cas de mutation dans le gène MLL2, le risque de récidive pour un couple avec un enfant atteint est donc proche de celui de la population générale (il n’y a pas encore eu de démonstration de mosaïque germinale dans cette affection). Le risque pour un patient atteint, avec mutation dans le gène MLL2, d’avoir un enfant avec syndrome Kabuki est par contre de 50%. Par ailleurs, 6 patients ont été décrits avec l’anomalie d’un autre gène appelé KDM6A localisé sur le chromosome X. Dans ce cas, le mode d’hérédité est mal connu. Un mode dominant est pressenti. Le risque pour un patient atteint, avec une anomalie du gène KDM6A, d’avoir un enfant avec syndrome Kabuki est probablement de 50%. Il n’y a pas de corrélation génotype-phénotype remarquable chez les patients avec SK et mutations dans le gène MLL2.


Une étude en génétique moléculaire est conseillée afin de pouvoir proposer un diagnostic prénatal ou un diagnostic pré-implantatoire pour le patient avec syndrome Kabuki une fois l’indication acceptée par le Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal.


 


Au moment du diagnostic l’examen cherche à faire le point des problèmes médicaux qu’il faut prendre en charge.


Le Syndrome Kabuki est un diagnostic difficile qui reste un diagnostic d’expertise. Il est basé sur l’interprétation des variations morphologiques faciales mineures. Il est difficile à réaliser avant l’âge de 1 an et après l’âge de 16-18 ans du fait de l’évolution des variations morphologiques. Il doit être évoqué devant l’association d’une fente palatine à un syndrome polymalformatif impliquant le cœur et/ou les reins, une surdité et un déficit intellectuel.


Du fait de son hétérogénéité clinique, la prise en charge de ce syndrome doit donc être multidisciplinaire et adaptée aux symptômes cliniques et paracliniques afin d’éviter toute situation de sur-handicap.


 


Bilan des malformations congénitales


Elles peuvent être nombreuses et imposent au moment du diagnostic des consultations systématiques auprès des médecins spécialistes impliqués. Les principales malformations incluent :


· Environ 30% des enfants avec un syndrome Kabuki présentent une surdité. Celle-ci peut être de transmission du fait de fréquentes infections ORL dans les 10 premières années de la vie (en particulier otites séromuqueuses fréquentes) et/ou de perception par malformation de l’oreille interne. un risque d’avoir une audition moins bonne du fait des particularités anatomiques de leurs oreilles, de possibles malformations de l’oreille interne et des otites fréquentes qu’ils sont susceptibles de faire. Le dépistage des troubles auditifs est donc obligatoire et un suivi ORL est nécessaire tout au long des premières années de la vie.


· Des malformations ophtalmologiques peuvent également être observées. Il s’agit le plus souvent de colobomes rétiniens Un avis auprès d’un médecin ophtalmologue doit être proposé.


· Outre l’examen clinique complet avec prise des mensurations et le dépistage d’un déficit auditif, le bilan doit être complété par la réalisation d’échographies diverses à la recherche principalement de malformations cardiaques (dans 50% des cas) et rénales (dans 25 à 30% des cas).


Bilan des anomalies biologiques


· Certaines anomalies présentes à la naissance ne pourront être reconnues que par un bilan biologique.


· Numération formule sanguine avec numération des plaquettes : environ 10% des patients pésentent des manifestations auto-immunes à type d’anémie, de thrombopénie, de neutropénie ou de pancytopénie auto-immune


· Bilan endocrinien à la recherche d’un déficit en hormone de croissance, d’un hyperinsulinisme


Surveillance


Toute anomalie mise en évidence lors du bilan initial doit être prise en charge par l’équipe médicale spécialisée.


 


Centre de référence des anomalies du développement et syndromes malformatifs : pour le diagnostic et la coordination des prises en charge à tout âge de la vie


Hôpital Arnaud de Villeneuve
Département de génétique médicale
371, avenue Doyen Gaston Giraud
34295 Montpellier cedex 5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 65 64


Cardiopédiatrie


Hôpital Arnaud de Villeneuve
Département de Pédiatrie
(Pôle Enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud


34295 MONTPELLIER cedex5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 66 43


Néphrologie pédiatrique


Hôpital Arnaud de Villeneuve
Département de Pédiatrie
(Pôle Enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud


34295 MONTPELLIER cedex5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 66 43


Pédiatrie spécialisée : pour les problèmes métaboliques, hormonaux ou immunologiques


Hôpital Arnaud de Villeneuve
Département de Pédiatrie
(Pôle Enfant)
371, avenue Doyen Gaston Giraud


 34295 MONTPELLIER cedex5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 66 43/65 78


Chirurgie orthopédique et plastique infantile : pour les malformations du palais et les problèmes orthopédiques


 


Hôpital Lapeyronie
Département de chirurgie infantile
(Pôle Enfant)
371, avenue doyen Gaston Giraud


34295 MONTPELLIER cedex5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 87 65


ORL pédiatrique : pour la surveillance des infections ORL et des troubles de l’audition


Hôpital Gui de Chauliac
Département ORL et chirurgie cervico-faciale
(Pôle Neurosciences Tête et Cou)
80, avenue Augustin Fliche
34295 MONTPELLIER Cedex5 - CHRU de Montpellier


Tel. : 04 67 33 68 04


Ophtalmologie pédiatrique


Hôpital Gui de Chauliac
Département d’ophtalmologie
80, avenue Augustin Fliche
34295 Montpellier cedex 5 - CHRU de Montpellier


Téléphone : 04 67 33 71 68 


La surveillance générale sera programmée par le Pédiatre puis le Médecin de famille avec la famille en fonction des problèmes médicaux.


Des difficultés alimentaires sont souvent présentes à la naissance nécessitant parfois une nutrition entérale par sonde nasogastrique voire la mise en place d’une gastrostomie. Ces difficultés alimentaires vont disparaitre souvent après les 2 premières années de vie.


Des anomalies du palais sont également fréquentes. En effet, un palais creux est souvent observé (58% des patients) de même qu’un voile du palais court ou hypotonique responsables de difficultés de phonation. La fente palatine isolée est plus fréquente que la fente labiale dans le syndrome Kabuki. 


Avec le temps, des problèmes divers et des difficultés peuvent apparaître qu’il faut prendre en charge le plus précocement possible. Une épilepsie est observée chez 25 à 35% des patients. Cette épilepsie est présente habituellement dans les 5 premières années de vie mais peut apparaitre plus tard. Il s’agit d’une épilepsie habituellement facilement contrôlable par des antiépileptiques classiques.


Une obésité est souvent observée (26% des patients). Elle apparait vers l’âge de 6-8 ans ou au moment de la puberté. 30% des filles présentent une puberté thélarche. Des anomalies orthopédiques à type de scoliose sont également fréquente et à surveiller.


C’est le suivi régulier et une prise en charge précoce et adaptée de l’enfant qui doit permettre d’offrir la meilleure qualité de vie à l’âge adulte.


 


De 0 à 5 ans


Consultations pédiatriques régulières aux dates fixées par le Pédiatre


· Croissance staturale et pondérale


· Alimentation : recherche de trouble de la déglutition, de dysphagie, de reflux gastro-œsophagien, constipation


· Surveillance des pathologies ORL (otites +++) et vélaires (voile du palais court ou hypotonique)


· Surveillance des pathologies infectieuses, d’un déficit immunitaire en règle générale sans grande conséquence sur la santé de l’enfant et transitoire et des vaccinations habituelles.


· Examen neurologique


· Examen orthopédique (statique vertébrale)


· Développement psychomoteur, s’assurer que la famille est en lien avec les équipes de prise en charge médico-éducatives et sociales et psychologique : CAMSP, CMP, intervenants en libéral (orthophonistes, psychomotriciens, …), ou autres, MDPH,….


· Surveillance du développement du langage et prise en charge spécifique (médicale et orthophonique)


· Examen et soins dentaires.


· Les consultations avec un médecin ORL doivent être répétées pendant les premières années de vie.


· Consultations d’Ophtalmologie


Autres consultations de Médecin spécialiste en fonction des pathologies existantes (chirurgie pédiatrique du palais, , cardiologie, immunologie, endocrinologie,néphrologique…)


Examens complémentaires


Bilan hématologique, immunitaire, endocrinien (hormone de croissance, insuline), électroencéphalogramme.


Surveillance clinique : croissance, alimentation, troubles de la déglutition, audition, infections ORL et respiratoires, développement psychomoteur et mouvements épileptiques, troubles phonatoires et du langage, anomalies, cardiaques, ophtalmologie, déficit immunitaire, déficit en hormone de croissance, hyperinsulinisme…


De 5 ans à 12 ans


Consultations médicales régulières (Pédiatres, neuropédiatres ou autres)


· Croissance staturale et pondérale, obésité,


· Surveillance des pathologies ORL et de l’audition. Les consultations avec un médecin ORL doivent être répétées pendant les premières années de vie


· Surveillance du développement du langage et prise en charge spécifique (médicale et orthophonique)


· Examen neurologique


· Examen orthopédique (statique vertébrale)


· Surveillance des pathologies infectieuses, d’un déficit immunitaire. Contrôle des vaccinations habituelles. Surveillance clinique de pathologies auto-immunes (arthralgies, signes de thrombopénie) et de pathologies endocriniennes (puberté thélarche chez les filles)


· Développement psychomoteur et cognitif, troubles du comportement (concentration,…) s’assurer que la famille est en lien avec les équipes de prise en charge médico-éducatives et sociales et psychologique : CAMSP, CMP, SESSAD ou avec les autres structures de prise en charge, ITEP, IME, ou avec les intervenants en libéral si scolarité en milieu ordinaire, lien avec la MDPH.


· Consultations d’Ophtalmologie


· Examen et soins dentaires


Autres consultations de Médecin spécialiste en fonction des pathologies existantes (chirurgie pédiatrique du palais, orthopédie pédiatrique, cardiologie, immunologie, endocrinologie,neuropédiatrie)


Examens complémentaires


Bilan hématologique, immunitaire, endocrinien et thyroïdien, contrôle de l’immunité effective des vaccinations effectuées


Surveillance clinique obésité, troubles de la déglutition, audition, infections ORL et respiratoires, troubles de l’acquisition du langage, acquisitions scolaires, troubles du comportement, anomalies cardiaques, orthopédie, ophtalmologie, déficit immunitaire (si persistant), troubles endocriniens (GH, TSH...), maladies auto-immunes,…


De 12 ans à l’âge adulte


Consultations médicales régulières


· Croissance staturale et pondérale, attention au risque d’obésité,


· Surveillance des pathologies ORL et vélaires


· Surveillance du langage et prise en charge spécifique (médicale et orthophonique)


· S’assurer que la famille ou la personne est en lien avec les équipes de prise en charge médico-éducative, sociale et psychologique : CMP, CMPP, SESSAD, intervenants en libéral si scolarité en milieu ordinaire, ou ITEP, IME, IMPro, MDPH,….)


· Surveillance clinique des pathologies autoimmunes


· Examen neurologique


· Surveillance des problèmes orthopédiques (statique vertébrale)


· Examen dentaire


· Surveillance ophtalmologique


· Vaccinations habituelles


· Consultation avec un professionnel spécialisé dans l’adolescence, psychologue, infirmière scolaire ou un gynécologue spécialisé.


Autres consultations de spécialiste en fonction des pathologies existantes (ORL, cardiologie, neurologie, endocrinologie, immunologie, psychologue, pédopsychiatre,…


Examens complémentaires


Bilan hématologique, endocrinien, immunitaire, contrôle de l’immunité effective des vaccinations effectuées


Surveillance clinique : alimentation, obésité, audition, ORL, développement cognitif, troubles du langage, acquisitions scolaires, troubles du comportement, orthopédie, ophtalmologie, hypocalcémie, déficit immunitaire (si persistant), troubles endocrinien, maladies auto-immunes, ostéodensitomètrie,…


A l’âge adulte


Consultations médicales régulières


· Examen clinique physique et neurologique.


· Surveillance des risques particuliers : obésité, troubles psychiatriques.


· Vaccinations importantes chez l’adulte et contrôle de l’efficacité des vaccinations


· Consultations ORL


· Consultations d’Ophtalmologie


· Soins dentaires


· Consultation avec un gynécologue spécialisé pour les femmes


Autres consultations de spécialiste en fonction des pathologies existantes (cardiologie, neurologie, endocrinologie, psychologue, psychiatre…)


Examens complémentaires.


Bilan hématologique, endocrinien, contrôle de l’immunité effective des vaccinations effectuées


Surveillance clinique : obésité, ophtalmologie, audition, gynécologique, maladies auto-immunes, intégration sociale et professionnelle, troubles du comportement, pathologies psychiatriques...


rédacteurs : Carole CORSINI, Professeur David GENEVIEVE

 

Aspects paramédicaux


Prise en charge non médicale d’un patient ayant un syndrome Kabuki


La prise en charge paramédicale démarre dès que les premières difficultés dans le développement psychomoteur sont rencontrées. Elle sera souvent débutée alors que le diagnostic de syndrome Kabuki n’est pas encore connu.


La prise en charge paramédicale est toujours pluridisciplinaire et doit être coordonnée. Elle implique :


· Une prise en charge précoce de l’hypotonie et des troubles de la motricité par des séances de kinésithérapie dès les premiers signes Le but de la kinésithérapie est d’améliorer l’enfant dans son développement neuromoteur en prenant en charge l’hypotonie du tronc et des membres. La mise en place précoce de séances de kinésithérapie permet d’acquérir plus rapidement les étapes motrices de l’enfant : tenue de tête, station assise, passage assis-couché, déplacement en rampant, 4 pattes, station debout puis acquisition de la marche.


· Les séances d’orthophonie doivent débuter précocement dés le repérage du retard de langage et des difficultés orthophoniques et phonatoires. Elles ont pour but de lutter contre l’hypotonie bucco linguale et de préparer l’apprentissage du langage.


· Une aide en psychomotricité permettra à l’enfant d’améliorer la motricité globale et fine et à mieux construire son schéma corporel. Les difficultés psychomotrices sont importantes chez les enfants, elles doivent faire l’objet d’une attention et d’une prise en charge attentive.


· Des aides en ergothérapie sont souvent nécessaires. L’aide en ergothérapie complète la prise en charge psychomotrice en particulier pour favoriser l’utilisation d’ordinateur parfois indispensable à cause des difficultés de graphisme de l’enfant.


· Prise en charge selon la nécessité par un orthoptiste, orthodontiste, prothésistes auriculaires.


· D’autres prises en charge peuvent être sollicitées. Elles seront proposées si nécessaire par les structures de prise en charge comme les CAMSP ou les SESSAD. Les CAMSP, les SESSAD ou les Hôpitaux de jour pédopsychiatriques sont des structures tout à fait adaptées pour initier, organiser, coordonner ces prises en charge multiples dans les premières années de vie. Il est important de bien prendre en compte les capacités de l’enfant à assurer ces différentes activités et à les intégrer dans le programme des soins médicaux et des activités éducatives et scolaires.


· Le soutien psychologique est essentiel pour aider l’enfant ou sa famille (parents, fratrie,…).


· La scolarisation des enfants avec un syndrome Kabuki peut être très variable, classe ordinaire, classe d’inclusion scolaire (CLIS), unité localisée d’inclusion scolaire (ULIS), section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). Il faut donc prévoir un projet personnalisé scolaire si nécessaire.


 * http://www.integrascol.fr/fichepedago.php?id=69


· L’accompagnement scolaire est indispensable. Une aide personnalisée par une Auxiliaire de Vie Scolaire est souvent nécessaire (AVS).


· L’intervention d’une assistante sociale est également fondamentale pour aider les parents dans les démarches administratives (dossier MDPH,…)


La prise en charge est pluridisciplinaire, elle doit être poursuivie pendant l’enfance et l’adolescence. Elle sera d’autant plus efficace qu’un partenariat entre les parents, les différents professionnels médicaux, paramédicaux, les assistantes sociales, les psychologues et les professionnels de l’Education Nationale s’installe.


La prise en charge ne doit jamais être « intensive »


Orientation professionnelle en milieu protégé le plus souvent.


· Soutien psychologique souvent nécessaire.


· Aide d’une assistante sociale


· Lieu de vie au travail et au domicile : autonome, en famille ou en foyer.


· Discussion d’une curatelle ou tutelle

 

Suivi annuel


suivi de la naissance à 5 ans PDF - 173.9 ko


suivi de 5 à 12 ans PDF - 176.6 ko


suivi de 12 ans à l’âge adulte PDF - 251 ko

 

Références et liens


 


Ng SB, Bigham AW, Buckingham KJ, Hannibal MC, McMillin MJ, Gildersleeve HI, Beck AE, Tabor HK, Cooper GM, Mefford HC, Lee C, Turner EH, Smith JD, Rieder MJ, Yoshiura K, Matsumoto N, Ohta T, Niikawa N, Nickerson DA, Bamshad MJ, Shendure J. Exome sequencing identifies MLL2 mutations as a cause of Kabuki syndrome. Nat Genet. 2010 Sep ;42(9):790-3.


 


Adam MP, Hudgins L. Kabuki syndrome : a review. Clin Genet. 2005 Mar ;67(3):209-19.


 


Hannibal MC, Buckingham KJ, Ng SB, Ming JE, Beck AE, McMillin MJ, Gildersleeve HI, Bigham AW, Tabor HK, Mefford HC, Cook J, Yoshiura K, Matsumoto T, Matsumoto N, Miyake N, Tonoki H, Naritomi K, Kaname T, Nagai T, Ohashi H, Kurosawa K, Hou JW, Ohta T, Liang D, Sudo A, Morris CA, Banka S, Black GC, Clayton-Smith J, Nickerson DA, Zackai EH, Shaikh TH, Donnai D, Niikawa N, Shendure J, Bamshad MJ. Spectrum of MLL2 (ALR) mutations in 110 cases of Kabuki syndrome. Am J Med Genet A. 2011 Jul ;155A(7):1511-6.


 


Lederer D, Grisart B, Digilio MC, Benoit V, Crespin M, Ghariani SC, Maystadt I, Dallapiccola B, Verellen-Dumoulin C. Deletion of KDM6A, a Histone Demethylase Interacting with MLL2, in Three Patients with Kabuki Syndrome. Am J Hum Genet. 2011 Dec 20.


Miyake NMizuno SOkamoto NOhashi HShiina MOgata KTsurusaki YNakashima MSaitsu H,Niikawa NMatsumoto N. KDM6A point mutations cause Kabuki syndrome. Hum Mutat. 2013 Jan ;34(1):108-10


 


Gene Reviews : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK62111/


Site internet :


Français : 


-associations


http://asso.orpha.net/ASK/cgi-bin/


www.coeurdemetal.com


-sites


http://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?lng=FR&Expert=2322


Anglais :


-associations


 http://kabukisyndrome.com


http://www.sakks.org/


-sites


http://www.dyscerne.org/dysc/digitalAssets/0/264_Kabuki_Guidelines.pdf


 http://ghr.nlm.nih.gov/condition/kabuki-syndrome

Mis à jour le 17 février 2015